Conférence – suite

4. Le diagnostic : quels outils d’identification ?

Le spécialiste a deux outils :

  • bilan par des tests psychométriques (WISC IV)
  • examen par des tests cliniques, basé sur l’anamnèse (origine de l’enfant)

Avant de faire appel à un spécialiste, il faut faire une hypothèse. Sur quel base dire « cet élève est précoce » ? Ce n’est pas sur les résultats scolaires ! On peut être un excellent élève sans être précoce.

Sur des signalements de type « cet enfant est peut-être précoce », les indices retenus par les parents sont plus justes que ceux des enseignants.

  • 50% des enseignants ne se trompent pas
  • 75% des parents ne se trompent pas

Un QI de 130 est le critère pour définir la précocité. Il faut un outil scientifique commun, même s’il est discutable. C’est déterminant et décisionnel.

 

5. Problématique de l’identification

5.1. Différence entre potentialité et performance

La potentialité ne dit rien sur la performance, et inversement… Rien ne dit que Mozart ou De Vinci était précoce.

Aristote avait remarqué que les génies étaient instables psychologiquement. Il expliquait ça par la mélancolie.

La haute intelligence ne peut pas échapper aux tests. Elle va forcément s’exprimer. En revanche, la potentialité ne va pas toujours se réaliser par exemple sur le plan scolaire, social, etc…

Les enfants précoces ne sont pas des élites. Ce sont des galériens. Un profil psychologique s’esquisse, mais surtout s’il est ado, l’enfant va le rejeter et tout faire pour ne pas s’y conformer une fois qu’on lui aura fait remarquer.

5.2. Modes d’identification et déficience intellectuelle

Il n’y a pas de symétrie entre la déficience (<70) et la précocité (>130) intellectuelle. Depuis Binet, l’éducation s’est focalisée sur la gauche des courbes des tests psychométriques avec l’ASH.

Or « celui qui peut le plus, ne peut pas le moins »… Ils vont chercher des choses très pointues, très compliquées, mais ne répond pas à des questions simples. Il cite l’exemple d’une élève de sixième qui ne sait pas calculer la circonférence d’un cercle… parce que PI est irrationnel, donc on ne peut pas connaître la vraie valeur. Ils peuvent faire le plus, mais ça les empêche de faire le moins.

6. Analyse sur le plan cognitif

Ils opèrent un traitement très rapide de l’information, avec une automatisation. Ils donnent une réponse de suite, sans savoir comment il a fait, de la même manière que l’on ne peut pas répondre à « comment fais-tu pour lire ? marcher ? écrire »

Fourrier, Pointcaré, ont avancé des théorèmes sans comprendre comment ils y étaient parvenus. Ils n’ont pas la méta-cognition.

Jusqu’au CM2, ça passe parce que le nombre de chaînons est court. Au collège, le nombre de chaînons augmente. En cas d’erreur, ils ne peuvent pas retrouver le chaînon en erreur. Le tiers des enfants qui fonctionnent bien ont une bonne méta-cognition, ils sont capables de pouvoir expliquer ce qu’ils savent.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :