Suite des notes sur la conférence de Dimitri Afgoustidis... Toutes les vidéos ont été coupées à 11 minutes 36, dommage.

7. Fonctionnement cognitif : les types de raisonnement

Il existe trois types de pensées:

  • déductive (les mathématiques)
  • inductives (les botanistes)
  • abductive, basée sur l’intuition, c’est ce que les enfants précoces utilisent.

Notre langage humain n’est ni rigoureux, ni précis, ce qui fait son charme. Ils vont prendre des consignes au pied de la lettre, et jouer avec.

Chez les précoces, le crayon, ça pèse très lourd… En gros, ils écrivent comme des médecins. Il y a des dysfonctionnements, mais ils ne sont pas nécessairement présents dans le tableau de l’enfant précoce. Le décalage n’est pas par rapport à eux-mêmes, mais par rapport à l’environnement, qui attend certaines aptitudes à des moments donnés.

8. Les traits affectifs, les identifications

Certains chercheurs ont relevé des traits :

  • anxieux (ils sont tous « nuls » alors que des enfants déficients se trouvent « des boss »). Ils ont une exigence sur eux-mêmes
  • dépressifs (on ne le constate pas toujours, et ce n’est pas un trait caractéristique), or tous les tableaux existent
  • instabilité psychomotrice / hyperactivité. Les enfants ne respectent pas les chapitres des livres spécialisés… Cela peut prendre des proportions assez impressionnantes, il est au bord du suicide et un quart d’heure plus tard, il est tout guilleret. La caisse de résonance peut surprendre.
  • on se base sur certains cas pour généraliser les problèmes d’adaptation sociale.

9. Les aspects pédagogiques

On entend tout, classes exclusives comme au Vésinet, ou au contraire surtout pas.

Le but est de passer de la potentialité à la réalisation. Quelques modalités testées :

  • Il faut leur donner plus en moins de temps
  • Faire deux années en une
  • Savoirs supplémentaires, diversifier…
  • Regroupements inter-classes

C’est très bien, mais ça ne marche pas toujours. Il faut faire de la « haute couture », du sur-mesure institutionnel. Il y en a pour qui ça marche, d’autres non. Il n’y a pas de recette universelle. Ces enfants ne répondent pas tous de la même manière au même dispositif. Ils ont le don de mettre à mal les dispositifs que l’on met en place pour eux. Le dispositif n’est pas mauvais, mais fait pour être déjoué.

Ce qui joue beaucoup, ce sont les disposition des adultes envers eux. Il faut y mettre du sien, s’interroger sur notre positionnement.

10. Conclusions et perspectives

Les deux extrêmes sont faux : ce n’est pas inné, ni lié à l’environnement. Un neurologue a remarqué que le sommeil paradoxal était plus long chez les enfants précoce. Ce sommeil est celui où l’on « digère » les informations. « Pendant la nuit je ne dors pas, d’ailleurs j’ai rêvé… »

Il y a un certain nombre d’aspects qui apparaissent en PMI. La myélinisation s’effectue plus tôt chez les enfants précoces. Ce substrat neuro-physiologique peut expliquer les capacités qui fonctionnent que ce qui pose problème. Il ne faut pas rater le moment optimal pour stimuler l’enfant au moment ou la myélinisation est présente.

 

 

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